La fermeture des hauts fourneaux de Florange, arcelormittal
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La fermeture des hauts fourneaux de Florange, arcelormittal

Jean-Claude Mailly, Secrétaire général de Force ouvrière, estime que ce qui s'est passé au sein du gouvernement à propos de Florange relève de "la cacophonie". Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, affirme ne pas se sentir désavoué et revendique le soutien du président François Hollande. Il a écarté samedi soir sur TF1 toute idée de démission.

Jean-Claude Mailly, Secrétaire général de Force ouvrière, estime, dans un entretien au Journal du Dimanche, que ce qui s'est passé au sein du gouvernement à propos de Florange relève de "la cacophonie". "Un gouvernement, c'est comme un orchestre, il faut éviter que chaucun ne joue sa partition", a-t-il déclaré.  "La décision du gouvernement crée beaucoup de déception et laisse un goût amer". Interrogé sur la confiance qu'il porte à Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, le secrétaire général de FO a reconnu qu'il "est monté au créneau, a prôné une solution, a parlé d'une repreneur pour 400 millions d'euros. (...) A la fin, la décision est différente. Les salariés ont eu un espoir et cet espoir est déçu. Il faut de la cohérence, sinon qui croire ?". Concernant les engagements pris par Mittal, le leader syndical s'se dit "sceptique" et méfiant. "Les salariés sont échaudés. Leurs doutes sont légitimes", a-t-il ajouté.
 
Arnaud Montebourg désavoué
La proposition d'Arnaud Montebourg de nationaliser Florange n'a pas été retenue par le Premier ministre. Pourtant, le ministre du Redressement productif affirme ne pas se sentir désavoué et revendique le soutien du président François Hollande. Il a écarté samedi soir sur toute idée de démission. "j'ai décidé de rester à mon poste de travail et de combat. (...) Si j'avais dû me sentir désavoué, je n'aurais pas été seul, car plus de 63% des Français soutenaient cette proposition qui est une forme d'arme pour la puissance publique pour se faire respecter". Le ministre affirme avoir été reçu samedi par François Hollande, qui l'a assuré que l'option de la nationalisation n'était pas enterrée.
Accord vendredi
Un accord avait été trouvé vendredi soir entre le gouvernement et pour la reprise du site de Florange, mettant fin à un feuilleton qui dure depuis l'arrêt de deux hauts-fourneaux à l'automne 2011. A l'issue d'âpres négociations, ArcelorMittal s’est donc engagé à préserver l'emploi du site et investisse 180 millions d'euros en cinq ans dans le site. Jean-Marc Ayrault a ainsi déclaré qu’"il n'y aura pas de plan social", préservant ainsi l’emploi des 2.700 salariés du site. Le groupe, qui souhaitait fermer la filière chaude (production d'acier brut, comprenant les hauts-fourneaux), s'est finalement engagé à "maintenir les hauts-fourneaux" en l'état dans l'attente de la réalisation d'un projet européen de captage et de stockage de CO2, baptisé Ulcos, a expliqué le Premier ministre.
 
Pas de repreneur crédible
"Le gouvernement n'a pas retenu l'hypothèse (d'une nationalisation..) au vu des engagements qu'il a obtenus d'ArcelorMittal", des engagements "inconditionnels", s’était justifié le Premier ministre Jean-Marc Ayrault. Toutefois, une source à Matignon citée par l’AFP avait reconnu qu'"il n'y avait pas (eu) de repreneur crédible et ferme".

Source : latribune.fr