Angélina JOLIE a subi une double ablation des seins
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Angélina JOLIE a subi une double ablation des seins

pour prévenir un cancer.

L'actrice américaine a choisi de publier une tribune dans le "New York Times" pour sensibiliser les femmes à cette opération et à l'importance de la prévention. Comme elle, notre contributrice a subi une mastectomie préventive. Elle ne le regrette pas.
Je vis depuis vingt ans aux États-Unis. Ici, la mastectomie préventive n’est pas seulement proposée aux femmes porteuses de mutations génétiques mais aussi à celles qui présentent un risque très élevé de développer un cancer du fait d’autres facteurs, en particulier un tissu mammaire extrêmement dense combiné à la présence dans ce tissu de nombreux foyers de cellules précancéreuses (hyperplasie atypique extensive).
 
"Je fais partie de ces femmes. Lorsque l’on m’a donné le choix entre une mastectomie préventive ou la surveillance rapprochée, j’ai choisi la surveillance rapprochée. Quelques mois plus tard, une IRM a permis de détecter un cancer intracanalaire. À nouveau, il m’a fallu choisir entre plusieurs options : l’ablation de la tumeur suivie d’une radiothérapie, une mastectomie unilatérale, ou une mastectomie bilatérale impliquant l’ablation préventive du sein non affecté. J’ai choisi la mastectomie bilatérale et je ne le regrette pas.
 
J’ai été opérée il y a un mois et demi dans un hôpital universitaire californien. L’opération n’a pas été douloureuse et la convalescence rapide. Surtout, j’ai bénéficié d’une reconstruction avec implants dont la première et principale étape a eu lieu en même temps que la mastectomie. L’opération a donc été menée à la fois par un chirurgien oncologue et un chirurgien plasticien. L’étui cutané a été conservé et, de ce fait, les résultats esthétiques sont déjà satisfaisants.
 
Mon seul regret : ne pas l'avoir fait plus tôt
 
À aucun moment je n’ai ressenti l’intervention comme une mutilation, tant psychologiquement que physiquement. J’étais bien préparée et bien informée. J’avais lu de nombreux articles scientifiques sur les risques et bénéfices de l’opération. J’avais participé pendant plusieurs semaines aux réunions d’un groupe de soutien.
 
Par ailleurs, l’American Cancer Society m’avait mise en contact avec une personne ayant déjà subi une mastectomie. Elle m’a accompagnée psychologiquement et donné de nombreux conseils pratiques tout au long de mon parcours médical. Je me suis d’ailleurs à mon tour portée volontaire pour aider d’autres femmes dans la préparation pratique de leur chirurgie.
 
Non seulement je n’ai pas perçu l’opération comme une mutilation, mais je l’ai vécue comme une libération. Il est coutume d’entendre ici que l’un des pires aspects du cancer mammaire, ce n’est pas la mastectomie, mais l’attente angoissée des résultats d’une biopsie ou d’un examen radiologique. Les mammographies, les échographies, et les biopsies chirurgicales à répétition avaient fini par rendre ma vie insupportable.
 
Sans l’ombre d’un doute, pour moi, le plus éprouvant n’a pas été la mastectomie mais la surveillance rapprochée qui a précédé. Mon seul regret est de ne pas avoir choisi la mastectomie plus tôt, lorsque les médecins me l’avaient proposée à titre préventif.
 
Je ne cherche pas à faire l’apologie de l’ablation préventive des seins. Ce n’est pas pour toutes les femmes à hauts risques et il y a sans doute mille raisons valables de refuser cette intervention. En particulier, on manque de recul pour savoir de façon sûre si la mastectomie est supérieure à la surveillance rapprochée en termes de réduction de mortalité."
 
La mastectomie permet d'éviter la chimiothérapie
 
Ceci dit, il faut savoir que les cancers liés aux mutations génétiques sont souvent les plus agressifs. Par conséquent, la mastectomie préventive permet à nombre de femmes d’éviter l’épreuve terrible de la chimiothérapie et la peur de ne pas finir le chemin qui l’accompagne. Sur les réseaux sociaux américains consacrés au cancer du sein, il y un quasi consensus sur la bien plus grande pénibilité de la chimiothérapie par rapport à la mastectomie.
 
Bien-sûr, la mastectomie laisse une trace permanente, mais la chimiothérapie peut elle aussi laisser des séquelles durables telles que des problèmes cardiaque, une baisse de la fécondité voire une ménopause précoce, le développement de cancers secondaires, et des problèmes sexuels au long terme.
 
En France, seule une toute petite minorité de femmes à très haut risque a recours à la mastectomie préventive. Vu des États-Unis, on perçoit une réticence de la part du corps médical à la pratiquer. Par ailleurs, les articles de presse sur le sujet abondent d’expressions telles que “mutilation”, “perte du symbole de la féminité”, “traumatisme”.
 
Paradoxalement, seulement 30% des femmes françaises qui subissent une mastectomie bénéficient d’une reconstruction. C’est inacceptable. Il faut promouvoir la reconstruction mammaire, notamment la reconstruction immédiate quand elle est possible, et dédramatiser la mastectomie préventive.
 
Il faut aussi encourager les groupes de soutien, car personne n’est plus qualifié pour accompagner psychologiquement une femme qui se prépare à une mastectomie qu’une autre femme ayant vécu la même expérience. Enfin, il faut que le corps médical présente aux femmes concernées les risques et bénéfices médicaux respectifs de la surveillance rapprochée et de la mastectomie de façon neutre, après quoi la décision n’est plus médicale mais personnelle.

Source : http://leplus.nouvelobs.com