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Ariel CASTRO condamné à vie pour séquestration aux états-unis

Ariel Castro, qui avait plaidé coupable de la séquestration et des viols pendant dix ans à Cleveland de trois jeunes femmes, a été condamné jeudi 1 août à la prison à vie sans possibilité de libération anticipée.
Lors d'une audience destinée à déterminer la peine d'Ariel Castro, le juge Michael Russo a notamment condamné Ariel Castro pour le chef de "meurtre aggravé" qui pesait sur lui pour avoir mis un terme à la grossesse d'une de ses captives en la rouant de coups pendant son calvaire. Le juge a longuement égrené la liste des centaines de chefs d'accusation qui pesaient sur l'ex-chauffeur de bus de 53 ans. Ariel Castro avait plaidé coupable vendredi 26 juillet en vertu d'un accord avec l'accusation qui lui permet d'échapper à la peine capitale.


"IL Y AVAIT UNE CERTAINE HARMONIE À LA MAISON"
Il est apparu jeudi en combinaison orange de prisonnier, portait la barbe, des lunettes rectangulaires et ses poignets et ses chevilles étaient entravés. Il s'est livré à un étrange exercice mêlant contrition et délires confinant à la provocation.
"Je voudrais demander pardon", a-t-il déclaré en préambule, peu après le début de l'audience. Ariel Castro s'est un peu plus tard adressé durant plusieurs minutes à la cour, apparemment très ému. "Je ne suis pas un monstre, je suis malade", a-t-il ajouté dans une déclaration parfois décousue, juste après qu'une de ses victimes, Michelle Knight, a raconté son calvaire devant la cour. Il a répété avoir été agressé sexuellement lorsqu'il était jeune et être devenu accro au sexe et à la pornographie. Il a ajouté qu'il ne savait toujours pas pourquoi il avait retenu captives les trois jeunes femmes mais, selon lui, "il y avait une certaine harmonie à la maison". M. Castro a aussi affirmé que les jeunes femmes mentaient quand elles racontaient qu'il les battait : "Je ne suis pas une personne violente", a-t-il clamé. "La plupart des relations sexuelles dans la maison, probablement toutes, étaient consenties", a-t-il encore insisté.


"J'AI VÉCU ONZE ANS D'ENFER"
De ses trois victimes – Michelle Knight, 32 ans, Amanda Berry, 27 ans, et Gina DeJesus, 23 ans – seule la première s'est présentée à l'audience pour témoigner. Elle s'est adressée à son toprtionnaire, très émue : "J'ai vécu onze ans d'enfer, maintenant votre enfer ne fait que commencer". "Je surmonterai ce qui s'est passé. Vous vivrez en enfer pour l'éternité", a-t-elle dit, lisant un texte préparé à l'avance. "Je peux vous pardonner mais je ne pourrai jamais oublier", a-t-elle ajouté, en présence de l'accusé, qui paraissait imperturbable. "Je vivrai (...) pendant que vous mourrez à petit feu chaque jour en pensant aux onze années et aux atrocités que vous nous avez infligées", a-t-elle ajouté.
Les policiers ont décrit au tribunal l'horreur qu'ils ont découvert dans la maison d'Ariel Castro. Les trois jeunes femmes avaient été enlevées dans la rue à des moments différents alors qu'elles n'avaient respectivement que 20, 16 et 14 ans. Durant leur séquestration, elles ont été battues et violées à de très nombreuses reprises.


 "TRAITÉES COMME UN ANIMAL"
Dans des journaux intimes qu'elles ont conservés, les trois jeunes femmes décrivent comment elles ont été violées, battues, enchaînées à un mur et enfermées dans le noir. Dans un mémo rendu public peu avant l'audience, elles disent avoir été "traitées comme un animal", dans l'attente "de la prochaine séance de torture" et "menacées d'être tuées" par leur ravisseur. Elles y évoquent aussi leurs "rêves d'un jour s'échapper et d'être réunies avec leurs familles".
Au tribunal, jeudi, l'officière de police Barb Johnson a raconté comment elle avait découvert les trois jeunes femmes en captivité, plus de dix ans après leur enlèvement. "Je me souviens, c'était très sombre", a-t-elle rapporté, parlant de la difficulté à monter les escaliers, gênée par des meubles et de "lourds rideaux". Puis Michelle Knight qui s'est "littéralement jetée dans les bras" du policier et répétait sans cesse : "Vous nous avez sauvées, vous nous avez sauvées."
Le plaider-coupable de Castro contenant les 977 chefs d'accusation retenus contre lui ainsi que des fuites sur les rapports de la police ont permis d'avoir un aperçu de l'horreur endurée par les victimes. Michelle Knight, qui fut la première à être enlevée en 2002 et est celle qui aurait subi le plus d'abus, a été mise enceinte quatre fois durant sa captivité.
 
LA PISCINE EN PLASTIQUE
Elle a raconté à la police que son tortionnaire l'avait laissée quasiment sans nourriture durant deux semaines, avant de se rendre compte qu'elle était enceinte et de la battre violemment dans le ventre à plusieurs reprises jusqu'à ce qu'elle fasse une fausse couche.
Amanda Berry, enlevée en 2003, la veille de son 17 anniversaire, a, elle, été autorisée à accoucher du bébé qu'elle portait. Mais elle a été contrainte de donner naissance à sa fille dans une petite piscine en plastique pour enfants le jour de Noël 2006. Selon le rapport de police, Castro a forcé Michelle Knight à y assister, assurant que "si le bébé mourait, [il la] tuerait". Des analyses ADN ont confirmé que Castro était bien son père.
Gina DeJesus, enlevée en 2004, a quant à elle indiqué aux enquêteurs que toutes trois étaient dans un premier temps enchaînées dans le sous-sol, avant d'être autorisées à vivre dans la maison sans entrave mais derrière des portes verrouillées.

Source : www.lemonde.fr